"Il y a dans la nature et il subsiste dans l'homme un mouvement qui toujours excède les limites, et qui
jamais ne peut être réduit que partiellement. De ce mouvement nous ne pouvons généralement rendre compte. Il est même par définition ce dont jamais rien ne rendra
compte.» Georges Bataille
Dans ce Bleug, vous croiserez des pensées allongées en circonstances éternuantes, des silences agités, des urgences, des bouches qui s'ouvrent, se referment, aussi vite, parfois- CA -
Vertige des mathématiques court en dessous des plages muettes, les voix du ciel mêlées aux voix de la terre, une music box, des images à regarder dans des videos fabriquées de bouts de
ficelles, de l'Arte povera, TOUT est fait maison, des traces de cassonade brune encore sur la langue, il y a des mots qui parfois s'alignent, ou non, ils font ce qu'ils veulent les mots, je ne
les convoque pas souvent, mais si nécessaire, ils se mettent au garde à vous, gardent tout, même my spirit qui loge dans un tronc d'arbre, ces photos-là sont à présent dans un nouvel espace
consacré uniquement aux photos pour ne laisser dans ce blog que les textes et vidéos- Dans cet espace les feuilles de style ne sont pas référencées, elles volent au-dessus des batailles....
PS/ Sélectionner votre langue- Please choice your language- Quand j'étais petite, j'entendais parler des langues étrangères et en particulier le Yiddish, par ma grand-mère et mes parents quand il
ne fallait pas que les enfants comprennent...J'entends toujours des langues étrangères dans ma maison, peu importe d'où vient l'étranger, ce qui m'importe, c'est son humanité-
Chaque premier vendredi du moi, un échange littéraire >les Vases Communicants, initié par Le Tiers livre" et
"Scriptopolis"
Quelques mots nous ont guidé pour ce Vase de Mai :
visage d'ange-dimanche- peau- incertitudes- à la
surface-insomnies
Ci dessous "Je ne suis plus un poète ! "un texte de
Christopher
Selac .à découvrir dans cet échange des Vases communicants de Mai tandis que vous pourrez découvrir dans le blog de Christopher à l'adresse suivante
Découvrez les nombreux projets de Christopher, ses livres publiés et ceux en cours sur son blogDe l'autre côté du livre
Literary exchange every first Friday of
the month
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Photo choisie par Christopher Selac @ Eddi van
W
Je ne suis plus un poète !
Si j'avais su, je n'aurais pas cédé à
cette folie... Accepter un vase avec LSarah Dubas, une série de mots, la poésie plutôt que la prose, le choix était plutôt heureux. Et moi de me replonger dans le silence de la maisonnée, le
matin plutôt que le soir, comme avant. Mais je ne suis plus un poète. J'en ai fait l'amère expérience, et je vous prie de me croire.
De mon cortex stérile, de mon nez tari, il n'est pas sorti de bons vers, et pourtant j'ai tiré. La preuve avec cette première strophe :
Comment supportes-tu tes insomnies
de peau ?
Comment même dans la lumière moirée
des dimanches
Il te faut des doigts hommes
courant sous tes manches
Où que tu sois...
Vous voyez ? C'est mauvais, c'est
emprunté, c'est raté... Et ne me dites pas le contraire ! Flatteurs ! Vous n'avez pas encore lu la suite... Parce que la suite est pire... Tellement pire que je ferais mieux de vous en faire
grâce. Parce que je ne suis plus un poète, maintenant. Il faut se faire une raison.
A la surface de ton visage
d'ange
Les mains rugueuses ne te dérangent
Tu abandonnes ton corps à ces corps cartographes
Le temps d'un bref accord le temps d'un autographe
Toujours pas convaincus ? C'est pourtant difficile de faire pire... Encore que... Si je vous donnais à lire jusqu'au bout
cette infamie, vous verriez à quel point la chute porte bien son nom... Je ne suis plus un poète, je ne sais combien de fois il me faudra vous le répéter. Vous voulez vraiment que je me
ridiculise jusqu'au bout ? Soit. Vous l'aurez voulu. Ne venez pas vous plaindre après...
Leurs rêves de
caresse deviennent habitude Tes appels ta détresse et tes incertitudes Chaque jour tu les chasses en appelant de tes
hanches Il te faut des doigts hommes courant sous tes manches Où que tu sois...
Finalement, c'est acquis : je ne suis plus un poète, la poésie ne veut plus de moi. Ce n'est plus la peine d'y revenir. Je ne vous ferai plus subir ce genre de lectures. Et rien de ce que
vous pourrez écrire en commentaires ne me fera changer d'avis.
@Christopher Selac 2012
(Les Vases Communicants, réseau
d'échanges littéraires "Le Tiers livre" et "Scriptopolis" sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à
chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. La liste complète
mensuelle des participants se trouve iciLES VASES DE MAI ainsi qu’une synthèse visuelle du mois làSynthèse visuelle)-
Merci à Brigitte
Celerier et Pierre Ménard pour leur synthèse mensuelle
C'est "L'Attente" qui a conduit nos pas pour ce Vase d'Avril
"TREMBLANCE" Un texte
de Christine Leininger .à découvrir ci-dessous dans le cadre
mensuel des Vases communicants d'avril tandis que vous pourrez découvrir dans le blog de Christine à l'adresse suivante
Je vous invite à découvrir le blog de Christine, ses mots comme des roseaux qui se penchent, vous chuchotent à l'oreille,
des instants sensibles et vrais, quelque chose qui rapproche du coeur-Merci Christine
literary exchange every first Friday of the month
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TREMBLANCE
La largeur du ciel encadre la lune fauve de silences interdits. Rugissant de sommeil, le soleil éclate des joies sèches et froides
Gravées sur tes lèvres, les fleurs roses enfantent des rires. Je n'ose pas tendre les lendemains équivoques sur la corde du temps.
Il y a des ciels qui voyagent dans tes yeux.
La tendresse titube hésitante
Las. Posés las.
Ils tintinnabuleraient dans le vent de Pâques.
Les voisins sourient sereins d'être incertains.
La pluie plausible hoquette des crachins en jouant à saute-mouton.
A la langueur de sourire vient et s'invite le temps qui rompt le long fil du non-toi.
Et tu me tends cette tendresse à bout de bras.
Et je n'ai de cesse de lire et déchiffrer l'énigme de tes lèvres.
Des corps émus s'épousent
dans le silence de l'instant.
J'égraine les doigts de chacune de tes mains, j'apprends à compter les secondes.
Toujours las. Posés
las.
Ils tracent des lambeaux de lumière dans l'éclat de tes yeux, ces nuages éthérés.
Je n'obtiens plus de ce visage qu'un si beau temps que le bleu qui porte ton nom et les espaces candides.
@Christine Leininger 2012
(Les Vases Communicants, réseau
d'échanges littéraires "Le Tiers livre" et "Scriptopolis" sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à
chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. La liste complète
mensuelle des participants se trouve iciLES VASES D'AVRIL ainsi qu’une synthèse visuelle du mois làSynthèse visuelle)-
Merci à Brigitte Celerier et
Pierre Ménard pour leur synthèse mensuelle
Oyfn veg - Chanson yiddish tiré de l'album "Tendresse et rage", edition Ocora Radio France.
Ami Flammer : Violon- Moshe Leiser : Chant - Gérard Barreaux : Accordéon
Oyfn Veg Shteyt A Boym
Sur la route est un arbre,
II est tout courbé.
Tous les oiseaux de cet arbre
Se sont envolés.
Trois vers l'est, trois vers l'ouest
Et les autres - vers le sud.
Et l'arbre, abandonné, seul,
Est livré à la tempête.
Je dis à la mère : - Ecoute,
Ne m'empêche surtout pas !
Je vais, maman, et une et deux,
Devenir oiseau...
J'irai sur l'arbre
Et je le bercerai,
Par delà l'hiver,
D'une belle mélodie, je le consolerai.
Yam tari raram
La mère dit à l'enfant
(et elle pleure avec des larmes) :
- Tu risques, sur l'arbre,
Dieu me garde, de prendre froid.
Je dis : - Maman, c'est dommage...
Tes beaux yeux...
Et quoiqu'il arrive,
Déjà je suis oiseau.
La mère pleure : - Itsik (1) , ma couronne !
Prends, pour l'amour de Dieu,
Prends, au moins un petit châle,
Dehors tu risques de geler !
Les bottines, chausse-les,
L'hiver est rude !
Et prends aussi le lainage !
Pour moi, la peine et l'amertume.
Yam tari raram...
Et prends le manteau d'hiver,
Mets-le, toi inconscient !
Si tu ne veux pas être hôte
Parmi les morts...
Je soulève l'aile, ça m'est difficile,
De trop, trop de choses
La mère a habillé
Son faible petit oiseau.
Je regarde tristement
Les yeux de ma mère,
Son amour ne m'a pas permis
De devenir oiseau.
Sur la route est un arbre,
II est tout courbé,
Tous les oiseaux de cet arbre
Se sont envolés...
Yam tari raram..
Le thème
évoqué fut "Enfance" pour ce Vase de mars avecJeanne, libraire et "Lettres'
addict" heureuse "patronne" d'une bouquinerie/librairie à Saint-Claude (Jura) dont le site Babelibellus vous donnera un aperçu des nombreuses passions littéraires -"ENFANCE " de Jeanne .à découvrir ci-dessous donc dans le cadre mensuel des
Vases communicants ; tandis que vous pourrez découvrir chez Jeanne à l'adresse suivante 3 PHOTOS COLLAGES ma proposition sur Enfance (Plus d'infos sur les Vases ci-dessous)
literary exchange every first Friday of the month
Enfance
Enfance on ne parlera pas de la Tulipe Noire ou de Jean Marais dans le Bossu qui “si, tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère
viendra à toi”.. Enfance on ne retiendra pas “un tien vaut mieux que deux tu l’auras”. Il faut toujours pousser à rêver. Sait-on jamais. Enfance on ne relira sans doute pas Le Poney Rouge de
Steinbeck ou les Contes & légendes de Byzance ou Constantinople. Une peur de ne pas retrouver cette magie. Enfance on ne dessinera plus des soleils jaunes et tout autour des rayons. On le
prend autrement. On le laisse nous aborder.
Enfance on se retourne sur toi mélancolique nostalgique. Parfois à batailler ferme pour oublier ce que nous n’avions pas ce à
quoi nous rêvions. Parfois à retrouver ce goût d’Enfance en nous en nos actes & joies. Enfance on se souvient de visites parisiennes. Paris comme ma poche. Enfance on est ici aujourd’hui de
ce que nous avons vécu appris découvert hier. Enfance on n’écossera plus ni petits pois ni haricots verts. Mais toujours à prendre un bon gros pain dont on faisait les vraies bonnes tartines au
petit déjeuner. Enfance de ce pain on aura gardé cette camionnette de la boulangère...
et cette paix autour.
(en cours)
@JEANNE MARS 2012
PS/L'Enfance de Jeanne viendra se poursuivre ici au gré de ses souvenirs-MERCI JEANNE-
(Les Vases Communicants, réseau d'échanges littéraires "Le Tiers livre" et "Scriptopolis" sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois,
chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais
écrire chez l’autre. La liste complète mensuelle des participants se trouve iciLES VASES
DE MARS ainsi qu’une synthèse visuelle du mois làSynthèse visuelle) Merci à Brigitte Celerier et
Pierre Ménard pour leur synthèse mensuelle
Bid adieu, adieu, adieu,
Bid adieu to girlish days,
Happy Love is come to woo
Thee and woo thy girlish ways —
The zone that doth become thee fair,
The snood upon thy yellow hair.
When thou hast heard his name upon
The bugles of the cherubim
Begin thou softly to unzone
Thy girlish bosom unto him
And softly to undo the snood
That is the sign of maidenhood.
Ben, ce genre d'homme dont ma mère dit qu'il y en a plus "des hommes comme ça" oui Ben,
j'avais envie que tu me serres dans les bras, j'ai souvent été dans tes bras, envie de mon visage contre ta poitrine velue, on marche sur la plage, tu as ton sourire, ce sourire là justement,
celui que j'aime tant, qui aurait fait craquer même une bonne soeur sur la voie du saigneur, et alors tout à coup on sait pas
pourquoi ni comment, tu te mets à courir en criant au vent et on se court l'un après l'autre comme si on avait 10 ans, ces hommes-là, comme John, on peut poser la tête sur le torse et puis la
minute d'après avec lesquels on joue, tu vois, c est ça...On rit on pleure on court on baise on joue on baise on a toujours 20 ans on mange on fait les fous, ça s'appelle être amoureux, alors
j'étais amoureuse terriblement- Tu vas manquer comme John, vous allez rire tous les deux, tous les trois, hi Peter
"Pour Cesare
VANNINI" Une vidéo de Giney Ayme dans un Texte et voix de Serge PEY, .à découvrir ci-dessous dans le cadre mensuel des Vases communicants ; tandis que vous pourrez découvrir chez Giney Ayme à l'adresse suivante
"An orange in an apple tree" mon Expérimental vidéo (mon texte est composé de qq uns de mes statuts FB 2008)(plus d'infos sur les Vases sous la vidéo)
literary exchange every first Friday of the month following the text "Pour Cesare
VANNINI" of Giney AYME here and mine by clicking on "An orange in an apple tree
Quel meilleur choix pour un échange de poésie vidéo que celui de Giney que j'ai eu le plaisir de rencontrer au salon de la revue à Paris
pour présentation de son catalogue de videopoésie. Artiste pluridisciplinaire, Giney Ayme fonde 1995 "Incidences", revue d'écritures et art contemporain et en 2003 "le point sur le i" :
collection de DVD de vidéopoésie qui compte 22 titres à son catalogue, interroge la question de l'image et du texte depuis de longues années, a publié des livres d'artistes, ainsi que de nombreux
vidéopoèmes- Je vous incite vivement à découvrir son univers ici Blog de Giney
(Les Vases Communicants, réseau d'échanges littéraires "Le Tiers livre" et "Scriptopolis" sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois,
chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais
écrire chez l’autre. La liste complète mensuelle des participants se trouve iciLES VASES DE FEVRIER ainsi qu’une synthèse visuelle du mois làSynthèse visuelle)
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