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DANS LE DESERT DU BAR

Chaque nuit est une page qui se tourne

17 Janvier 2011 , Rédigé par LSARAH DUBAS Publié dans #Fernando Pessoa


Je parcours ton intranquillité, assoiffée de relier les éléments entre eux, de découvrir derrière les masques, celui que je finis d’appeler : « L’Hommes »

Les mots du Livre s’inscrivent comme ma propre mémoire.

La nuit venue, les yeux se ferment au fil du sang retiré, telle la marée en eaux profondes, vers une vie rêvée ; tu tiens encore le monde dans leur sommeil. La nuit me voit toujours intranquille, et le jour agite sans cesse quelques ténèbres dans mon esprit, ce serpent qui ne lâche pas sa proie, je fais appel à toi et si je ne te trouve pas, ton absence me donne la fièvre. Je deviens le marin du Livre, j’erre le long des quais, dérive le long de ton âme, je n’arrive jamais au port. Te trouver, en somme….L’envol tel un éclair a fait rouler ta tête jusqu’à la terre. Tes pages racontent les champs obscurs du monde. Dans les cafés, tu éclaircis tes pensées dans le rubis de la Ginja ou la verte fée  *“Em flagrante délitro“. Naître étendue à l’intérieur de ton esprit à l’ombre de l’intranquillité écrite sur les coins de table en un seul souffle.

 je bois l’encre des buvards.

(©2005)


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sarah frane 31/01/2011 18:05


que c'est bien écrit, bien ressenti !
tu as combien de ramifications,
j'adore, je te découvre partout !


stephane vallet 21/01/2011 17:41


Un très beau texte