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DANS LE DESERT DU BAR

VASES COMMUNICANTS/ MES PROPOSITIONS

4 Juillet 2012 , Rédigé par LSARAH DUBAS Publié dans #Mes Vases Co


Pour mémoire, une trace ici de mes propositions dans les Vases communicants.

                                                               

                                                                  (9) Septembre 2012, #Vasesco avec Sabine Huynh

 

Le-garcon-qui-regarde-la-mer1.png
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4: Le garçon qui lit
Je rêvais la ville sauvage sans masques tout en or et fils d’argent parfumée d’embruns et de
patchouli  je rêvais la ville chaude douce-amère voluptueuse debout jambes interminables ronde
ruisselante avançant d’une marche énergique sans répit bavarde comme un soudard je la rêvais tout
en colliers de perles nacrées je la rêvais ouverte à tous les vents 
 la ville ressemblait à une bouée bleue translucide celle que portent les enfants en bas âge au bord de
l’eau que les parents tiennent encore par la main 
 la ville je la rêvais mais la plage était en moi depuis toujours viscérale comme le sang qui coule en
mes veines histoire d’oranges amères de figues de barbarie de lait et de miel 
Un roman familial qui vous appartient autant qu’il vous échappe comme un être que vous cherchez à
pénétrer toujours d’avantage et qui s’éloigne plus vous l'approchez 
Un drame Shakespearien
 
Tu voulais t’allonger au dos d'une carte postale pour voir se coucher le soleil et penser l'éternité 
tu m’as faite Etoile de Mer                                                                                                                
mémoire accroche-toi et surtout ne cherche pas à comprendre tu en mourrais 
face à ces corps alanguis je sais qu’en moi tout n’est pas mort 
 
Comme toi avant moi qui m’a précédé sur cette terre et m’a créé je suis née de ton rêve le feu du
soleil a tout ranimé décide à chaque instant du jeu infini entre une horizontale et des verticales            
des lignes de forces magnétiques                                                                                                       
 lorsque les hommes sont fatigués ne subsistent que des horizontales qui se superposent se croisent
mais jamais ne se rencontrent
le réel ne s’embarrasse pas du rêve de ses habitants le réel s’en fou il prend tout et les vies et le sang
de ses enfants et les voix des morts et l’âme des vivants 
 
La cité joyeuse fille un peu roublarde joue dès l’aube sa partition voit ses amoureux de tous âges
courir le long de la mer ils n’arrêtent pas de courir sais-tu après quels désirs ils courent regarde
comme la ville les absorbe les recrache sur cette plage la digue au nom chantant de Tayelet fait office
de sas de décompression où se promène déjà le vert souvenir du présent dimension cosmopolite de
cette ville où le corps va chercher ce dont il a besoin  de quoi après tout                                    
Méditerranée  notre mer érotique
 
Je suis de tous les frissons de cette ville de son exubérance de ses incarnations de sa folie de sa
violence de ses visages rayonnants et graves de sa lumière de sa blancheur de ses ombres  je suis
de ses volutes  de sa brutalité  de sa douceur  je suis née sur des ruines tout me le rappelle  je suis
née du Bauhaus un chant d’opéra avec orchestre une bougie à la main j’ai poussé à toute vitesse si
vite il fallait bien claquent sillons sur le sable tracent la durée et toi l’effondré mon père à mes côtés 
 plus présent que les vivants  mots passagers clandestins pour tout bagage une valise et à l'intérieur 
 la catastrophe  
 
1_2_3_ ténèbres_ un jour le monde a vacillé_tu t’es retourné il n’y avait plus personne à tes côtés
1_2_3_ un jour le monde a basculé_ 
 
Ici l’urgence est le cœur le mot d’ordre une essentialité à toute épreuve rien qu’un présent  qui hurle
des tentatives de vie possible une 4ème dimension ton rire désabusé dans ma tête c’est l’énergie de
cette terre quelque chose qui nous dépasse
 
Les stigmates de la douleur visibles dans le bleu de tes yeux ce bleu que tu as volé au cieux
d’avoir tant prié  toi l’incroyant  dans mes nuits sans sommeil parfois je te posais la question  tu
esquivais d’un sourire en roulant une de tes cigarettes dans ta vieille blague à tabac la nuit toi non
plus tu ne dormais pas
 
My Bonnie lies over the ocean 
Oh bring back my Bonnie to me                                                                                                             
 Cette chanson que tu me jouais à l’harmonica me trottait dans la tête et toute l'Amérique avec
 
Au bout du conte des enfants jouent à la marelle
au bout au bout du conte un enfant seul joue  
 
1946 – 1948 
Deux dates pour résumer l'histoire 
notre vie dans le tiret
Pour toi une autre langue et tes mains pour remuer la terre faire pousser les fleurs garder les mirages
oublier la peur tout mettre en commun
S'arranger avec la faute au roman s’arranger avec la langue que parlent les parents que l’on ne comprend pas qu’ils parlent justement parce que nous les enfants on ne la comprend pas la langue on apprend tout seul l’histoire presque tout seul parce que la douleur ça parle pas ça raconte pas on fait avec ce qu’on a des bribes des traces des trous du vide Un jour où l’on va chercher les mots dans le pays nouveau mais qui est aussi l’ancien des mots qui nous manquaient qui avaient creusé un terrain vague comme des millions de tombes ces mots il fallait bien les chercher quelque part cette langue que je ne comprenais pas mais qui m’était familière et dont rien ne m’échappait rien d’essentiel ni l’émotion ni  la musicalité ni le rythme
une autre peau pour ne plus avoir froid
 
La langue ma fille ce sont deux pieds qui marchent si on possède la langue on ne s’arrête
jamais de marcher
je me souviens que tu parlais l’esperanto tu parlais toutes les langues mais celle-ci avait un parfum
différent son nom même contenait l’espoir
 
Je suis là
entre les gratte-ciel et le front de mer
liquide
comme un chien devant un passage à niveau
dans cette éternité je ne cesse de marcher Blanche je m’appelle Blanche la ville blanche
Colline du Printemps
Goût du tabac sur mes joues d’enfant et dans tes baisers mouillés j’entends les voix de Bob Dylan et
de Bob Marley la plage reprend en chœur 
le soleil gît sous la terre
Papa qui regardera la mer avec moi
lorsque je serai très vieille?
 
Jamais tu n’es revenu sur cette terre vie absurde
ici je n’entends pas penser j’entends vivre
j’entends  qui se cache sous la transparence                                                            i
ci on peut encore s'asseoir dans les rues
il y a des librairies ouvertes la nuit
j’entends la vérité du blanc
la vérité du rouge
mes genoux ne plient pas 
les genoux ne plient pas
ici rien ne plie
jamais
ici
 
Eteint sa mémoire qu’il puisse fermer les yeux
j’ai des boules de flipper dans la tête et le coeur ça n’arrête pas de flipper
la mer tire ses forces du soleil dans un hymne simple joyeux et fou et le feu le feu qui jamais ne s’arrête
dans la ville blanche je suis sans pourquoi
ne m’étonne plus de rien
les fleurs aussi sont polyglottes 
sont pour moi l’amour universel
vocifèrent brûlent en rires ou en larmes brûlent vocifèrent aiment dans parfums de grenade de vigne
d’olive de datte de figue de blé et d'orge
et le feu et le feu qui jamais ne s’arrête
 
je me souviens du jaune vif  du citron qui m’éclata au visage lorsque Monsieur MB le découpa sur la
plage pour contenir ma soif  je songeais à l’Eau de Cédrat de Guerlain que ma mère m’offrit pour la
première fois
MB vient chaque matin contempler la mer confondre le bleu de ses yeux avec l’horizon m’offre des
grenades et son passé buriné par trop de soleil et de lunes noires défile à roue lente  j’en déguste les
graines lentement je me fais barbare l’encourage dans le passé à se perdre encore jusqu’au coucher
du soleil puis je regarde partir Monsieur MB comme les grands-pères que je n'ai pas connus qu'il me
prenne juste la main
 
Quitter Varsovie
Quitter la France
Quitter la ville blanche
Quitter l’histoire
Quitter la mémoire
 
Quand nous ne serons plus patients nous aurons des points de vue affirmatifs et ne ferons que
douter  on ne sait jamais mieux que ce que l’on veut nous cacher
marcher marcher dans la ville blanche sur les questions
prières dans la pierre
 
La nuit tombe sur les mariés
les arbres et les chats maigres de la ville sont de la fête
lambeaux verts d’eau flottent à la surface mais personne ne les voit
à l’intérieur des histoires comme des vers grouillent en silence
bouches vaguent sur les bords bêtes traquées
la nuit tombe mauve sans réveil tragique se tait sur les mariés
ton cœur dressé comprend pourtant les chants de la douleur
je t’aime toi l’étranger je te suis
j’ai 100 ans une bougie à la main je veille sur ton sommeil
 
Etats des récifs sous la tempête
je me suis lovée dans ta lumière
refuge comme une autre excavation
après tout a échappé
je danse le présent pour la grâce j’ai faim je dévore
parce que quitte à traverser les ponts autant danser dessus
la vérité n'est jamais crue elle voyage sur le dos des carpes d’or
Cieux rose-orangé si beaux dans le vertige des mathématiques
j'ai la mémoire des Etoiles mortes
cieux si beaux
devant vous je suis un chêne pensif
au lent passage des nuages une geisha  sourit
en l’absence du mot amour
je pisse le désordre du monde
je range mes os le long de la colline
viens à côté de moi au vent clair
immobile dans le tourbillon du jour
le sable coule entre nos mains
les figues de barbarie retiennent tout des souffles et de la langue
je vais ranger nos pensées ce désordre
Je leur dirais qu’ici tu as marché sur l’eau
personne ne sourira
 
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                                                            (8) Août 2012, #Vasesco avec Pierre Cohen Hadria  

 

‘VASCO DE GAMA’

 

(1) LISBOA DREAM:VASCO

(2) ELIXIR DESASSOSSEGO:VASCO

Sur la carte - tout commence là - sur une carte - il faut être un peu chaman et dire les noms - que la ville vous entende - parfois on reste là assis sur la carte - et ça suffit…

Ici l'horizon s’ouvre en cercle

C’est un hôtel une place une route  au bord du Tage                                                   une pensée seulement                                                                                              un espace imaginaire

c’est une fenêtre d’hôtel         peut-être

la chambre a des ailes

une femme se penche                                                                                                   son regard se perd sur le fleuve

Elle dit :

le voyage me donnera tout                                                                               suivent des dates des chiffres des signes

Elle est calme déjà minérale sure de son désir

tout commence par un immense désir celui qui ouvre le voyage

Elle répète :

Je ne sais rien

Une femme qui charrie comme le fleuve

Elle est venue pour quelque chose - quelqu’un - c’est la plus belle façon de voyager sans doute -

Parfois elle tremble - c’est le tout début du mois de juillet 1995 - suivront d’autres dates beaucoup plus tard - elle a prit un hôtel la Pensão Londres Rua Dom Pedro v 53 en surplomb du Jardim de São Pedro de Alcántara dont le point de vue flirte avec la ville dans un baiser de carte postale - elle est venue fondre son intranquillité entre l’eau et la pierre - attrapper quelque chose de la lumière -                 elle est venue manger la couleur - condenser les cellules -                                       Il y a toujours de bonnes raisons de partir surtout celles que l’on ne connaît pas  - encore - il n’y a aucune certitude -

Le voyage est une promesse que l’on se fait à soi-même

une promesse

à la vie                                                                                                                     elle est venue apprendre à résister 

une intranquillité plus grande que la sienne ça dévore c’est cannibale

il n’y a plus de vitrine

après la disparition                                                                                      

après

je ne sais pas si j’invente la ville à chaque pas

si c’est elle qui me réinvente                                                    

l‘illusioniste marche avec moi

Dans le Chiado je me suis assise au Brasileira Rua Garrett -  j’enchaîne les cafés noirs tandis que la vie se déploie doucement dans la lumière opale du petit jour émotion de l’aube frémissements des  surfaces - je regarde ta statue assise de loin les yeux fermés dans un brouillard cette matière froide je ne veux pas la toucher -

Au fond tout au fond du bar à l’intérieur les morts défilent - traversent mon innocence - je me demande comment remplir les cases vides - doit-on inscrire des croix comme aux mots croisés mais je n’ai jamais fait de mots croisés - il y a cette chose étrange avec le voyage c’est que ce que vous percevez est toujours éclairé par les êtres chers disparus - connus ou inconnus… Pereira le journaliste ira ce soir dîner à la Casa Pessoa et il ne sera pas seul - Antonio et Fernando seront là… les personnages se croisent…le temps ne compte pas -

Mes chevilles n’en finissent pas de se tordre sur les pavés -  le corps est toujours à la fête ici - pas question de l’oublier - mes tempes cognent - flottements - résonnent des mots à tordre le cou - à jeter aux chiens - un effondrement au milieu de nulle part - je dis à l’illusioniste ‘ça va passer’- qui peut supporter la disparition - quelque chose de notre propre corps est atteint -                                                                                     

La lumière 
se déploie dans la chair saigne la matière brute du cerveau rejaillit diamants azulejos enceinte de la cité

les pieds avalent les pavés

la peau aspire les azulejos

il faut répéter le mot le répéter                                                                                  il chante dans la bouche comme une cigale                                                           remplit les joues

je veux cultiver le Bleu des azulejos le garder dans un sot le racler de mes ongles en gestes lents                                                                            tant que je toucherais le Bleu des azulejos je resterais vivante

La manière que l’on a d’appréhender une ville est la même que celle que l’on a de s’envisager soi-même                                

tout en te regardant dans le miroir de l’hôtel le matin tu as pensé cela où plutôt l’a dit à haute voix

quelqu’un t’écoutait

 

La promesse habite le temps                                                                             

Lisbonne je te renifle comme un chien je suis l’animal j’avance dans ta moiteur à quatre pattes la ville est cannibale je suis sa proie mon regard accroche un ex voto niché au croisement de deux ruelles presque invisible et soudain ma pensée glisse sur le pavé je me prends les pieds dans ce labyrinthe improbable me fracasse la mâchoire mon sang coule et ruisselle - si vite - j’aimerais te toucher te donner la main juste te donner la main - l’absence nous désarme -

Et puis un jour des  corps tranquilles arrivent comme le vent

effleurent la nonchalance se mettent à chanter – on respire mieux -

 

Quand elle fut sûre que l’illusionniste allait l’aider à ne pas mourir sa peau s’est teintée du bleu des azulejos bientôt elle ne serait plus ce corps sans vie  devenu malade parce qu’elle trainaît un mort derrière elle -                                                    Tout peut tanguer chavirer- une ville s’approche par le ventre pense t-elle tout en se rendant à la meilleure pâtisserie qui  fabrique les Pastéis de nata : "L'antigua Confeitaria" à Belém -  le marbre des palais est un ciel en arabesques le temps d'enfanter l’étranger je rêvais

Je garde tout des traces - le fado ce concentré de desassossego chante le passé perdu - ses sonorités bouleversent - son écho rejoint ma propre histoire - monde éteint- par force – détruit - une mémoire - il reste d’anciennes cartes pour dire à voix haute : Warsawa

A l'écart du centre ville- une minuscule fête foraine dans l’absinthe du soir - à l’abri dans la fête -

 

Je file à toute allure frôlant les murs - assise devant moi une jeune fille au teint pâle s’est assoupie indifférente au bruit du monde - elle sursaute soudain au klaxon strident du tram - ses yeux mi-clos se posent sur ma peau bleue - elle sourit - comme en connivence- sa peau à elle est transparente comme ses yeux - puis elle s’envole à nouveau dans une somnolence cahotique - courte échappée - je retourne vers le réel - dédale des ruelles - château Saint-Georges – fleuve – belvédères - je suis le linge blanc à cette fenêtre dans ce passage sombre et tortueux - à l’assaut de l’Alfama le 28 arrive essoufflé à Val de Graça - des femmes grillent du poisson sur des barbecues de fortune à même la rue - aboiements- rires d’enfants - parfums fleuris se mélangent aux odeurs de cuisine - à Graça je descends Feira da Ladra le Marché aux voleurs et prie pour qu’on me vole mon passé -

La veritable nature des êtres se dévoile dans le jardin

Au-dessus du fleuve la lumière retient le regard le soleil joue son rôle

à l’infini dans les faiences bleues qui illuminent ma pensée courbe -

un petit vent frais roule - la mer de paille ourle ta peau - je veux découvrir les sentiers cachés de l’œuvre - le petit peuple court glisse dans mes mains - sauvage goutte à goutte la nuit est nue - Les vagues équilibrent le désordre de la rue -  parfois un silence dans Lisbonne aux faux airs d’andalouse  tu l’honores de l’aube à l’aurore -

la nuque se brise tape tape  le long des murs murs se brise réguliere en secousses tap tap corps chancelle  nuque s’emmêle à chaque pas s’invente un destin qui déroule une autre carte

Citronniers orangers ibiscus palmiers géants…fraîcheur dans le Jardin botanique - une fleur rouge de bougainvillier rejette soudain la disparition - tente de l’effacer - la beauté bouscule et accompagne la quête - en dénivellé en souterrains et parfois visible évidente - tout à coup légère baissant la garde je sors du Jardim Botânico  en courant - la ruelle m’échappe soudain - la place vertige sous mes pieds  la chaleur

tangue l’existence même

jusqu’à la chute                                                                                                  près de la cage aux singes endormie                                                                s’endort dans la topographie

Baixa Alfama Chiado Bairro Alto

Praça Luis de Camões Jardim de São Pedro de Alcántara.

Loterie du jardin zoologique

jardin zoologique

zoologique

Les docas sont désertés - à la nuit tombée ils charriront leur train de touristes et leur rêve viendra se fracasser sur les rochers de la ville peu importe il faut encore et toujours déplacer les corps contre la mélancolie déplacer les corps et s’occuper des affaires courantes je trace de l’or au sol pour que surgisse la langue des oiseaux je  bois le vin blanc sec du Douro -

La nuit étoilée près des quais ressemble à la toile de Van Gogh elle chante plus fort la beauté       une autre idée du chaos

Cette nuit j’irai Rue Atalia à la mascotte - son fadiste Carlos Martin qui ressemble à Vyssotski le poète chanteur Russe chantera pour moi - son regard ne me quittera pas - il m’emmènera manger de la seiche grillée des empadas des pastel de bacalhau au Claras em Castelo près de Sao Jorge le Château Saint Georges - nous teinterons nos lèvres dans le rubis de la Ginja - je sourirais parce que ce soir je ne veux plus rien - tout est à venir-

La ville est cannibale

 

(3)LISBOA 1995 3

(4)COLLAGE TICKETS:VASCO

©  Août 2012 LSARAH

 

 

 

 

 

 

                                                                       (7) Juin 2012, #Vasesco avec Chez Jeanne  

 

   La folie est une mer                                             elle t’observe lorsque tu dors 

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01/06/2012 Copyright © 2012 LSARAH DUBAS 

 

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                                  (6) Mai 2012, #Vasesco avec Christopher Selac

 

   Si les Roses font exprès d’être des Roses

 

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    05/2012_ Copyright © 2012 LSARAH DUBAS 

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                                                           (5) Avril 2012, #Vasesco avec Christine Leininger

 

Et après les heures il y aura les minutes et après les minutes il y aura les secondes et c’est ton cœur qui marquera le temps

 

Quand le creux des ombres se détache

se pose sur tes joues dans le ghetto à  peau bleue

délicat éclair silencieux comme une hache

déroule l’agonie des grâces des fleurs et des voeux

 

Eclats de rire où larme en nocturne

ta figure mouvante grave sans un geste

la barque des lost flowers tombe dans l’urne

d’une langue hommes ciels nous déleste

 

A la neige sorte de nausée la beauté

everything is les cigognes et l'odeur des feuilles mortes

ton regard soudain recouvert du passé

tandis que le vent questionne l’insondable des portes

Ce que tes yeux ont vu le long des nuits

la ville peut vaciller traverser ta candeur

marchent les os nus sous la pluie 

ta main sur ce vieil homme qui pleure

 

Attendre que se taisent les armes

Who l am

Dans nos vaines larmes

Dire le nom

 

Dessous tes genoux

flottait entre la vie et la mort

le vide

du jour et de la nuit

du jour et de la nuit

de l’aurore

 

l’ébranlement à la vue des lettres du nom chéri

ton cœur bat dans une attente vaine

Chamane

à revivre ainsi chaque jour l’instant où l’on sait

que plus jamais on ne touchera le soleil

la chambre avec les morts à la fenêtre

agitent leurs grelots c’est déjà quelque chose

les morts avec leur corps de mort ça existe

tu peux les toucher

et l’immense peur de succomber

marchait sur la pointe des pieds


le désespoir contenait un printemps sans entrailles

les arbres étaient si fatigués

 

les nuages ont des insomnies à répétition

dans tes yeux

personne ne reviendra seul le nom

 

Plus de vin plus de roses

Plus de vin plus de roses

Plus de vin plus de roses

 

Je ne connais pas le nom du pays où je dois aller

la langue je la connais

 

ce qui se serait abîmé en substance

nous  rêvons au scalpel nous tombons vivants

licornes des mer étoiles toutes ces têtes flottantes 


au cri du souvenir voyage

tu nages dans la mémoire vive des plaies

orifices sombres

et cet humus encombré te tient de passé

une existence de coquelicots

à tenter d’infléchir le discours des choses

 

D’une placidité admirable tu me dis

 

Il faut encore et toujours garder la beauté de notre vivant pour après ne point en manquer

 

 

 

      04/2012_ Copyright © 2012 LSARAH DUBAS 

 

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                                (4) Mars 2012, #Vasesco avec Chez Jeanne

 

ENFANCE

 

ENFANCE 1

 

 

 

ENFANCE 2-copie-1

 

 

ENFANCE 3

 

 

 

   03/2012_ Copyright © 2012 LSARAH DUBAS 

 

 

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                                                                       (2) Janvier 2012, #Vasesco avec Jean-Christophe Cros

   VASES CO : JCC

Te regarder me donne du plaisir_un plaisir étrange

cette souffrance présente dans ton regard d’ange

je ressens un désir instantané

fébrilité permanente sur ton visage accidenté

Monty je suis si proche de toi

désir incestueux mon roi

ta douleur affleure quelle se transforme tant

rayonne_en feu brûlant_lumineux à l’écran

ma mémoire est vive_instable_en glissements successifs sur terrains escarpés

des heures sous les draps avec toi Montgomery en douces échappées

et toi Amadeo et toi Vincent et toi Nicolas

Joseph

mes chers Dieux aidez-moi

à vivre ce drame Shakespearien

                                                Famille !

ce chaos permanent

            tandis que vous êtes mon quadrille

en conversation secrète

cigarette sur cigarette

autour du mythe

elle vous rejoint sans limites

 

dans l’ombre

 

Je décide de me rapprocher de vous sur l’écran

Pourtant_quelque chose en moi est réticent

s’accommode de cette invisibilité confortable

tout indispose_toujours plus

                                      jusqu’à isolement total

les nuits de terreur_je vous convoque l’un après l’autre

Modi tu me tiens la main_Joseph tu m’emmènes chevaucher dans les plaines

je sais tout de vos douleurs

ça ne se raconte pas_le temps est un violeur

rend une adolescence vampirisée de fantômes

qui peut entendre cela_à part Dieux vivants

je ne finirais pas de me poser la question 

ah tous les malvoyants !

chaque nuit je meurs dans mon lit d’enfant

 

Mots du rituel tendus vers les figures du désir

complicité tacite des désespérés_tout ce qui blesse_nous aspire

Amadeo mon Diamant

tu te tiens au-dessus maudit des maudits je dois lever la tête pour te voir_tu es intouchable je te touche

Lorsque descend le jour_sous les draps_je lis_à l’abri du monde

et tombe en vertige d’amour avec toi centaure Joseph

le ciel est rouge et noir la route s’ouvre avec des gants de boxe ma peau sous tes mains c’est de la  soie Joseph je veux ta protection pour l’éternité

de la pluie de ces nuages gris je marche seule à tes côtés

dans tes bras plus jamais je n’aurais peur Joseph K

la mise au point est nette

avec vous mes Dieux

Je vogue

mais bientôt_comme les Nambikwara_nous disparaîtrons_vous et moi

 

Je rêve


Baiser lent de cinéma émouvante mer violette l'éveil est vif et précoce

le ciel toujours peint par Van Gogh

Je vous suis pas à pas_Petite_Naine_joyeuse

Dans l’obscurité lumineuse

toi Léonard toi John toi Lewiss toi Pierre Paolo toi Bob toi Léo toi Pascin

Fernando et puis personne… 

 

 

 

©LSARAHDUBAS/2/2012

 

                                                             <><><><><><><><><><>

 

                                                                                   (1bis) Janvier 2012, #Vasesco avec Ernesto Timor

 

JAMAIS DE VODKA LE VENDREDI

 

– C’est vous les miraculés ? Comme je vous plains.

– Toujours le mot pour rire Diego

– Penchez-vous à la fenêtre. La lumière est une lame de couteau transparente. Les assassins ne veulent jamais laisser de témoins. Ni traces, ni témoins. Je vous conseille de rester là. Les hommes deviennent des chiens et les chiens sentent votre peur pour finir par renifler votre âme. L attente tragique. Attendre les barbares. Et toi, Margaret, prends tes pilules. Ce n’est pas parce que tu as laissé ce que tu possèdes dans ton cottage rustique dans le Kent, que tu dois te vautrer dans l’angoisse. Chers amis, la déconstruction est en marche et qui dit déconstruction…

– La page contient un bord droit et un bord gauche, une tentation d’accrocher la folie, cette matérialité du monde. Voyons, qu’en penses-tu Margaret ?

– Des Bords val more... En quelque sorte...

– Vos mots, mes amis, viennent de franchir les cadres, ils sont purement et simplement tombés dans l’océan, avec tout ce qu’ils contenaient. Dommages sans intérêts.

– Un dimanche de janvier comment ne pas se tirer une balle dans le pied. Je me sens lâche par rapport à mon père, à ma mère, à mes ancêtres si je laisse s’écrouler ce monde autour de moi.  On agit en réparation. On pense à eux. Cependant, je ne peux passer ma vie à me battre contre les assassins.

– Alfred, vous savez bien qu’il faut des boucs émissaires. C’est le vertige des mathématiques.

– A vous entendre parler, j’ai la nausée. La clandestinité n’est pas mon fort.

-Ne sois pas serviable, la communauté s’en fout, elle veut des tueurs. Cette pensée vient me saluer, je vous la donne, à vous et à Margaret.

– Vous êtes trop bon Diego.

– Je réclame juste l’usage de la pédale. La pédale forte pour enrober l’interprétation. A jouer les notes seul, je me fatiguerais trop.

– Dévalisez les lauriers qu’ils ne reposent pas sur les barbes à papa. Ils sont bien trop vieux, plus en état de prendre des décisions. Il faudra songer à taguer les saisons. Et puis shit pour soigner il faut faire le diagnostic, appelons un chat un chat !

– Que dis-tu Margaret ? Ta vulnérabilité te perdra. Et vous Alfred, ne pensez-vous pas que vous êtes seul, moi, je mouille ma chemise.

– Je suis vivante Diego, autant que toi et Alfred.

– Margaret a raison, Diego, ou alors nous ne serons plus humains et nous nous mettrons à ressembler à ceux que nous abhorrons, des chiens policiers qui obéissent quand on les siffle. 

– Les souvenirs sont beaucoup trop présents. Peuplés de bêtes sauvages. Le sombre travail de la nuit. J’aimerais que quelqu’un atteigne à ma mémoire, Alzheimer, par ex. Il y a des tentatives d’épuisement qui n’ont pas de fin. Une sorte de rage énergisante.

– Ne dis pas de bêtises, Margaret. Je vais te masser les pieds jusqu’à l’extase. Tu verras tu oublieras.

– Voilà Margaret, Alfred va jouer son rôle. Et moi, le mien. Chacun dans la course et nous gagnerons ensemble. Les germes de la terreur ont été semés, il y a bien longtemps, le mal fascine les imbéciles, les désœuvrés, les malheureux et tous les frustrés de la terre, ça fait du monde. Nous voilà réunis pour essayer de passer à travers les gouttes, comptons sur l’imagination du vent pour ouvrir les parapluies.

– Alfred, c’est toi le ministre du plaisir ?

– Oui, ton dévoué chevalier, il faudra bien passer le temps Margaret, et il risque d’être long. Diego, dans la course ? Oui, mais je parie qu’aucun bookmaker ne parierait sur nos têtes. Sauf pour les mettre à prix.

– Très bien Alfred, tandis que tu joueras à me décontracter l’âme, je lirai donc le Seigneur des Anneaux, désespérément, dans un abandon durable et définitif. Alfred ?

– Oui Margaret ?

– Les meilleures années de notre vie sont derrière nous ?

– Tu ne trouves pas Alfred qu’en disant cela Margaret ressemble à une Madone.

-Il paraît qu’on a retrouvé les morceaux de corps cachés et transportés dans des quartiers de boeuf.

– Mais c’est dégoûtant ! A qui appartenait le corps ? 

– Ils ont cru que c’étaient les nôtres.

– Es-tu sûr Diego ? Mais alors, nous pouvons aller nous distraire au tir à la carabine avec des masques de Mickey ?

– Nous avons eu de la chance. Ton manteau est tout tâché Margaret. Nous vivons dans le mensonge, comment se défendre face au mensonge.

-Continuer à jouer aux échecs ?

Que leur nom et celui de leur descendance soient effacés à jamais... Dans les restaurants, mon amour dessinait sur les serviettes en papier, parfois même, sur celles en tissu, comme une volonté de marquer le temps, plus que le temps ne le marquait. A 50 ans, il ressemblait toujours à un adolescent, figé dans sa jeunesse, les trottoirs de la ville éclaboussés de ses amours nocturnes. Habité de passions incontrôlables. Mon père m’a toujours répété ceci « méfie-toi Margaret, des personnes pour lesquelles tu éprouves une passion immédiate, avec qui tu partages tous tes points de vue, généralement, c’est très mauvais signe. » 

– Ton pauvre père avait raison Margaret. Quelle fête foraine ! Jeunesse ! Faite de joints et d’utopies ? J’aurai une peau douce sous la main à caresser que je ne m’en porterais que mieux. Si nous ne nous faisons pas voyants, c’est la mort qui nous attend et je veux encore pouvoir siffler un jupon qui passe sur le trottoir, et si je suis ton pauvre père, j’aimerais siffler un jupon avec lequel je n’ai aucune espèce d’affinité. Etre comblé au présent immédiat d’une manière terre à terre m’eût été bien suffisant.

– Un désir qui te coûterait cher Diego. Tiens, si tu veux une peau douce, touche la mienne, ça t’évitera de risquer ta vie sous les balles. 

J’ai devant les yeux une ligne d’horizon que ma main ne peut toucher, même en fermant les yeux comme font les enfants. Nous avons mangé les dernières miettes du gâteau sous un ciel jadis bleu.

– Margaret, tu fais peur aux démons. Tu vas nous filer à l’anglaise dans tes souvenirs, te faire la malle de vivre tandis que Johnny Guitar est dans un bordel de Bombay ivre mort en train de dessiner les putains sur des nappes en papier, malheureusement, je ne bois jamais de vodka le vendredi, nous sommes bien vendredi n’est-ce pas ?

Ne compte pas sur moi Diego pour dîner de langues de belles mères en farces et attrapes. Le temps presse et l’argent manque. Je vais prendre tous les contresens, délivrer la langue, convoquer les nombres. Leur dire ce que je pense de ce souillage que l’on fait  d’eux sous de fallacieux prétextes. Senza vergogna ! Corrompus pervertis violents ! Que les couronnes sont lourdes à porter quand les rois sont des imbéciles, des vaniteux, des incapables, des dictateurs, des affameurs !

– Diantre. Dis-le dis-le ! Cette fascination morbide que le peuple a pour les dictateurs. Ne baisse pas le regard. Nous sommes fatigués d’attendre. Fatigués d’attendre.

– Saisis d’effroi. Le désir trompé depuis le début. Un naufrage. Droits de l’homme, des principes, qu’ils défilent tous avec leur slogans, mon cul oui ! Une vue de l’esprit. Quelle liberté ? 

– Diego, Margaret, je vous offre une confidence. Lentement, pièce après pièce, pensée après pensée, mot après mot, tout disparaîtra.

– Ok ! Si vous jouez comme ça les enfants, c’est nous qui disparaîtrons ! S’il vous plait, un peu plus d’énergie dans le désespoir, ils rient, comprenez-vous ! On est en retard, allez vite, on reprend la répétition – A jardin ! 


                            FIN

Daté du 1/12/2012_Copyright © 2012 LSARAH DUBAS

                          

                                                    <><><><><><><><><><> 

                                                           

                                                        (1) Janvier 2012, #Vasesco avec Ernesto Timor

 

Cœur animal

 

L : A l’approche de la nuit — vous ne voulez vraiment pas aller danser —
 

LL : C’est la question la plus évidente que l’on puisse se poser — cependant je suis trop maladroit Dieu ne croit plus en moi —
 

L : Que voulez-vous faire —
 

LL : Rien — ah si — vous plaire —
 

L : Dites —
 

LL : m’allonger sur la mousse baignée de bleu détacher les chairs des feuilles rousses — fermer les yeux — Poser ma main sur votre nuque m’enfoncer dans la forêt

L : Le ciel s’ouvre dans la lumière soudain comme Cathédrale —
 

LL : Je ne lâcherai pas le ciel — malgré ce grand froid en moi — Je n’ose pas vous dire —
 

L : Si vous ne dites pas — que gagnez-vous —
 

LL : Rien —
 

L : Alors dites —
 

LL : C’est stupide —

L : Ne vous faites pas prier —

LL : J’aimerais faire un risotto avec vous — m’y dévouer corps et âme — le tourner de la main doucement — ne pas le lâcher un instant — tout en vous contemplant — vous — et Nuque

L : Vous voulez écrire la promesse de l’aube — élaborez un stratagème —

LL : La nuit pourrait être calme avec Vous et Risotto — calme et douce — ainsi nous nous délivrerions des jambes vers une ode à la langue — un chant d’ivresse — s’évanouir vers l’essentiel —

L : Tout redeviendrait idéal — un début des temps — l’encre noire monte anarchique — confuse — devient toute bleue elle aussi — comme ces cieux — Un court instant.

LL : La jeune fille aux baisers bleus électriques — Ce serait comme vous emmener dans une course lente jusque dans une île et ne plus en revenir — jamais — si possible en chaussettes rouges — le vent — et rien d’autre —

L : Justement j’ai des ailes de moulin plantées là

LL : La vie ne braquerait plus son œil de salope sur nos destins — zut — J’ai fait cailler le lait —

L : Je vous entends — j’étreins l’éternité — nous pourrions inviter le magicien d’Oz —
LL : Si seulement il n’était pas sous contrat à la MGM — nous pourrions — A la place nous franchirons des ponts —

L : Ah

LL : Oui — être en suspension dans l’espace et le temps c’est la même chose — cela ne vous dérange pas que je tournoie entre le vous et le toit — passer sur un pont est toujours une variation sur le souvenir — lorsque je te vois je meurs de plaisir et aussi de n’avoir pas su voir son visage à elle — et maintenant je meurs d’être possédé par toi — vous voyez tout est dans la crème —

L : C’est curieux — j’ai toujours la même vision — celle de New-York sous un ciel humide — avec la pluie sur mon visage — j’essuie les gouttes avec un mouchoir mais ma peau reste pleine de gouttes — je marche sous la pluie jusqu‘au pont de Brooklyn — et là — c’est étrange — il n’y a plus de pluie sur mon visage — bien qu’il continue à pleuvoir — ça ne me dérange pas — bien au contraire — tu peux me dire vous

LL : Alors tu vois que les ponts c’est un peu comme le magicien d’Oz — tu es la première fille qui accepte ma main aussi longtemps en dictature sur sa nuque

L : Sans doute parce ce que je ne me sens plus menacée mais indispensable — comme le papier est un orchestre en Solo — un jour j’ai fait la connaissance de Gandhi — je l’ai pris par la main et je l’ai l’emmené au Far West —

LL : Il a dû être fracassé par ton regard qui me façonne et me donne naissance à l’instant — J’aimerais le fixer à jamais —

L : C’est très simple — si tu l’oublies mon visage — va dans un delicatessen — mange un strudel aux pommes —

LL : Et ?

L : Rien, j’aurai pu dire, touche un arbre — A chaque fois que tu oublieras mon visage — tu iras dans un delicatessen tu mangeras un strudel et tu te souviendras de moi

LL : Et s’il n’y a pas de delicatessen à portée de mains — je joue à la roulette russe ?

L : Mange une pomme — suce des raisins secs — c’est encore un peu du strudel — sans strudel —

LL : Il m’arrivait pour me souvenir de l’Eden Paradise d’appeler mon pote Poppers, l’effet était immédiat — tu as raison — J’ai de la chance — que tu sois là avec Nuque et Risotto — et strudel — enfin visage — ce sera bientôt prêt — il ne s’agit jamais pour moi d’effraction — approche-toi — toutes ces secousses de vie autour de moi...

je te dirais bien de manger des pickles si tu veux penser à moi mais je doute de l’ombre du souvenir de la volupté que tu en éprouverais...

Approche-toi — je voudrais faire pousser des jolies choses dans ta tête, des fleurs de printemps des amours naissants- des ciels mauves sur des champs de coquelicots — regarde-moi ces yeux qu’tu as un enfer tes yeux verts — mon Dingo t’es foutu — penche-toi un peu je voudrais déposer le risotto au creux de tes reins comme ça on sera bien ne bouge plus attends tu vois comme nous l’avons réussi comme c’est doux dans la bouche comme ça illumine l’âme ça chute doucement l’esprit des choses tiens la position il n’y a pas d’oiseau migrateur ici tu sais l’homme étreint tant de choses tant de rêves attend laisse-moi remettre un peu de risotto heureusement le corps garde la mémoire de l’avant fragile les excès de plaisirs chaque jour on apprend la mort de quelqu’un ici chaque jour pince le cœur où est ton visage attends je ne te vois plus...

Attends tiens-toi encore un peu non ne repars pas t’asseoir où est le bleu — tout ce rouge partout je veux me battre avec le feu la terre et les Dieux — chut — armée de fantômes dans la tête toutes ces fêlures dans le mur — j’ai oublié ton visage tout trépigne dehors ici tout est est calme encore — tu es si belle sur le mur carcéral —

   

01/2012 _ Copyright © 2012 LSARAH DUBAS 

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