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DANS LE DESERT DU BAR

J'ai pas sommeil

9 Novembre 2011 , Rédigé par LSARAH DUBAS Publié dans #Peau & tics

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J’aime les processions. Corps en une seule ombre. Saisir d’un regard l’humanité, éveille et calme. A l’instant où ça défile. Plein de foi et de certitudes. Moi qui en ai si peu. Me rend heureux. Les agneaux mangent des raisins des abricots. Courent dans une herbe verte un ciel bleu. A côté. Où. A l’intérieur. La vie s'accroche à son rouge à lèvres. M'appelle. Mon corps n'est pas dans la procession. Imprudent. Mauvais garçon. Et toi mauvaise fille. A côté. Où. A l’intérieur. La vie fait sa putain. Son rouge tonitruant. Rouge sang. Plante ses dents. Tiens prend ça dans les gencives. Roule sur le trottoir. L'Argent. marche d'un pas décontracté. Jamais complexé. Aboiement des chiens gardiens. La lumière électrique restera couchée jusqu'au matin. Mes dorures sont faites à la main. Continuez je vous prie à marcher groupés. Et vous, allez vous allonger sur le trottoir. Il s'agit de mener la guerre. Ici où là. Défilez. Et vous, là, agonisez. J’éprouve du plaisir. A voir vos esprits pourrir. Dans la momification de votre sexe. Et de vos origines. Les autres, vous boirez bien l'eau des ruisseaux. Marchez où allongez-vous. Sur le trottoir. Moi je n'ai pas de haine, voilà bien une perte de temps. Je suis un pirate. j'ai volé vos ennuis. Cependant il faut reconnaître que la haine tient les salopards debout, et longtemps, au-delà même de leurs espérances en un monstre plein des excès et vomissures du monde. Je vis à l'hôtel. Il n'y a plus de clefs dans les hôtels. Il y a des passes que l'on introduit dans des fentes. J'ai des ailes de moulin plantées là Voyants espaces où mordre ta langue enfourcher le vent. JE y dérive lentement. Trouverai-je encore des trésors. Allons-nous déterrer des amphores. Alors que. L'on ne s'attend plus à rien. Alors que. Le chagrin a tout noyé. Alors que. Les peuples premiers disparaissent. Dans l'indifférence de notre monde. Plein de guerres civilisées. Peu importe l'endroit où nous habitons est un village. Qui nous guérira. Lorsque nous serons morts depuis bien longtemp. Nos âmes remonteront le temps. Nous revivrons dans la peau de celui que nous avons détesté. Fait souffrir. Ah. Il n'y a pas d'exclamation, il n'y a que des constats. Sous la pluie. Un lundi. Et des gyrophares. Dans la peau de l'enfant. Dans la peau de l'indien. Dans la peau du juif. Dans la peau du noir. Dans la peau du violé. Dans la peau du torturé. Dans la peau du condamné à mort. Dans la peau. La peau. 

Dans ma peauL'important est que je sois formé à l'informe à tics, que nous soyons tous formés à reproduire à l'infini les mêmes gestes avec les mêmes codes dans les mêmes contextes. Machine à coudre les peaux, les esprits, les réflexes. Ce que l'on veut pour nous. Mêmes envies mêmes désirs. Jetez tous vos lignes singulières par la fenêtre. Cadres, allez-y effort tête dans cadre, dans allez-y allez-y allez-y. Tête. Forceps. Allez-y. Moi mon désir est de tracer sur mon visage les peintures de guerre je veux retrouver l'indien. Je veux retrouver les gestes. Ëtre un guerrier puissant pleurer de bonheur sous la pluie dans la forêt. Seul. Ou bien être un morse. Eh bien allez-y si vous pouvez allez-y.

La liberté s'assombrit

Je me demande qui a inventé le point. D'exclamation. Sans doute un chasseur cueilleur qui n'avait plus rien à manger. Un jour les hommes ont parlé une même langue, une langue bleue Klein. Tout était harmonieux. Tout brillait. C'était Avant le temps où nous ne nous parlions plus d'amour

Un matin, elle a pensé, dans un désordre contemplatif, je finirais par n'aimer que les marins. Moi, j'ai traduit par : je finirais par n'aimer que les matins. Parce que l'espoir y est fréquentable. Toutes ces choses qui nous rendent minuscules. Ces pensées. Ces actes. Ces gestes. Et puis les autres choses. Les invisibles pour les autres. Ces beaux gestes produits dans le hasard, dans le plus grand secret. Que l'on cache. Qui nous grandissent. Dans le silence. Ce que nous réinventons, ce que nous transformons, ce qui agite l'oeil alors qu'il était endormi sous le coeur. Voilà ce qui sauve. Je suis si proche de l'instant de ma naissance.

Le sommeil fragile. 

Regarde bien. Ne cesse pas de regarder. 

Je me retrouve toujours dans une boutique d'apothicaire. Les gens ne regardent jamais les détails, je veux dire, réellement. Pourtant, il n'y a que dans ces espaces que l'on voit bien. Clair. Vérité des détails. Toute l'humanité loge dans ses détails. Ce soir nous dînerons dehors. Et nous ne parlerons pas d'amour.

Retour en page d'accueil. Alors tu ne veux plus me répondre au télèphone. Non je ne veux plus de mensonges. Je ne veux plus parler à travers tes mensonges. Garde-les pour d'autres. Au chaud. Ne t'inquiète-pas, ils reserviront. J'élimine tous les mensonges. Alors tu resteras seul. Oui je resterai seul. Le dernier homme. Oui. Seul. Je ne parlerais plus d'amour.

Noir aveugle juif orphelinat malade cancer sida femme de ménage concierge balayeur des rues fou...Ces mots que l'on a plus le droit de prononcer not "politically correctéchos du monde dans la rue des Martyrs

Most of the time. It's a plaisir. Welcome. Do you remember. Gentlemen. 

Most of the time. It's a plaisir. Welcome. Do you remember. Gentlemen.

Most of the time. It's a plaisir. Welcome. Do you remember. Gentlemen.

Most of the time. It's a plaisir. Welcome. Do you remember. Gentlemen.

Most of the time. It's a plaisir. Welcome. Do you remember. Gentlemen.

Most of the time. It's a plaisir. Welcome. Do you remember. Gentlemen.

Most of the time. It's a plaisir. Welcome. Do you remember. Gentlemen.

Ca vous tombe dessus. On ne sait pas pourquoi. Soudain un mot déclenche chez elle une telle tempête. Je n'arrive pas à lire dans sa mécanique. C'est la raison pour laquelle on reste à lui descendre la fermeture éclair. Sa chute. De reins. Extraordinaire. Alors vous pensez, je suis devenue spécialiste en ses fermetures éclairs. Ouvertures aussi soudaines qu'imprévues. Oui.

Les mises à jour se sont installées avec succès. Chutes lentes autour. No woman’s land

Take Pussy Take your head Take your body Put them in the car and Go Go Go to the Sea

Dans les jardins de la ville, il y a des remontées mécaniques qui coulent sur tes joues, garde-toi de prendre froid dans le souvenir. Viens, allons t'acheter de nouvelles bottines, lui dis-je, et tout en la regardant marcher de son pas vif et décidé, elle semblait pourtant à nouveau absente, prise dans d'insondables interrogations, la bouche tordue comme fixée dans la douleur, Un instant elle se mit à ressembler à un Bacon 

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Oui et Alors. La beauté, personne n'en veut. Où pour la détruire. La salir. Ejaculent sur la beauté. Autant dire je suis un Bacon tout de suite, je ne pourrai pas vivre à Genève, la Suisse c'est magnifique et mortel. J'accepte. Bacon et le reste. Si tu me fais confiance je te montre Calcutta et puis là ça surgira. Quoi. Ca surgira Raphael, Modigliani, Mozart. Attends.Je t'en prie, attends. 

Je ne connais rien de plus beau que deux mains qui se frôlent se cherchent se découvrent. Rien. La promesse. J'adore voyager. Avec toi Belinda, on sait quand le voyage commence. Tu m'as fait oublier mon nom. 

C'est parce que tu as oublié ton nom que tu m'en inventes un-  Ca m'est égal. Egal.

 

 

 

 

 

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